De la cassure, la beauté prend son envol
Nous sommes une association qui avons pour but de soutenir dans leur reconstruction les personnes qui ont vécus de graves cassures. Nous accompagnons ainsi des femmes vivant ou ayant vécu une situation de cancer afin de les aider à retrouver une estime de soi et à relever le défi de vivre malgré la maladie.
Vous constatez que pour nous, faire d’une rupture une richesse est notre credo. Vous connaissez des personnes, des femmes dans cette situation ? Vous aimeriez pouvoir faire quelque chose pour elles ? Alors joignez-vous à nous dans cette aventure et faites partie de ceux qui soutiennent et encouragent.
Nous proposons 4 types de stages :
Les Matriochkas – Air de rien – Kokeshi
La Chaise en soi (pour les professionnelles)
Prochain stage
Stage Les Matriochkas – du 22 au 25 octobre 2026
Découvez les informations sur la page Les Matriochkas >
L’Association PluriAiles est heureuse de vous informer que grâce aux soutiens exceptionnels sur lesquels elle a pu compter cette année, la finance d’inscription est à Fr. 350.-.
Aucune femme ne devrait se priver de participer au stage – tellement précieux – des Matriochkas et nous espérons ainsi que cette annonce saura persuader celles qui hésiteraient encore à nous rejoindre. Toute demande d’information ou inscription peut être envoyée à info.pluriailes@gmail.com. Nous vous renseignerons avec plaisir ! Retrouvez toutes les infos sur la page Stage Les Matriochkas
Présentation de l’association PluriAiles
L’association PluriAiles est une association à but non lucratif. Elle a été créée en 2018 dans le but de promouvoir le mieux-être par la création artistique, l’art-thérapie et/ou le développement personnel.
PluriAiles développe notamment des projets et propositions
• de travail sur soi
• de travail artistique ou créatif
• de soutien à des populations spécifiques (femmes, hommes, enfants, malades, proche-aidants, etc.)
Contacts et informations
Association PluriAiles
Rte du Juge 9
1613 Maracon
info.pluriailes@gmail.com
Gwenaèle Visinand, présidente 076.379.60.62
IBAN CH10 0076 7000 K543 2160 2
Banque Cantonale Vaudoise
L’association cherche des fonds dans le but de développer ses projets, dont plusieurs sont prévu en 2026-2027, à savoir Les Matriochkas et Air de rien.
Soutiens et sponsoring
Le projet des Matriochkas est soutenu depuis 2018 par la Ligue genevoise contre le cancer et la Ligue suisse contre le cancer
Fonds de solidarité
Afin d’être accessible à tous, PluriAiles offre la possibilité de soutenir la participation d’une personne aux divers stages projetés par un don de Fr. 350.-.
Nos thérapeutes
Véronique Mooser et Mahita Reymond sont avec les participantes 24/24, présentes naturellement lors des activités, mais également lors des repas et des temps libres, soutien indispensable à l’écoute de toutes.
L’expérience nous a montré que lors de ce travail thérapeutique, le besoin d’un encadrement jour et nuit est indispensable, afin d’apporter soutien et réconfort à ces femmes qui traversent une épreuve particulièrement difficile, tant mentalement que physiquement. Il est donc primordial que l’accompagnement se fasse en permanence durant tout le séjour, et non que durant quelques heures de la journée.

Véronique Mooser
Art-thérapeute de profession (diplôme fédéral), elle propose des ateliers en art-thérapie conventionnelle pour enfants et adultes. Sa spécialité est la réparation à l’or des grosses cassures de la vie : le kintsugi thérapeutique. Depuis 17 ans, elle accompagne en individuel ou en groupe. Dans sa pratique thérapeutique, l’accueil et la bienveillance sont les outils les plus importants. Les matriochkas est une stage qu’elle apprécie tout particulièrement dans la découverte et le partage des personnages qui nous habitent, autres que celui qui est malade. Elle anime aussi des ateliers créatifs où l’idée est de prendre un temps pour soi, de créer, sans que ce soit de l’art-thérapie, mais en étant cependant plus que du « bricolage ».


Suivez ses activités sur www.kintsugido.ch

Gwenaèle Visinand
Avenante et souriante, vive et créative, j‘entreprends régulièrement l‘organisation d‘évènements professionnels ou privés. Mon travail dans le monde de la justice m‘a donné le goût et la facilité des négociations, ainsi que de la gestion des relations humaines. Active au sein de ma commune, je participe bénévolement à diverses activités communautaires. Rompue aux tâches administratives, je suis tout aussi à l‘aise avec les occupations manuelles, dont la cuisine: je vous concocterai des plats sains, simples et goûteux.

Mahita (Martine) Reymond
Ergothérapeute en pédiatrie depuis 1994, elle accompagne et soutiens des enfants en difficultés psychiques, physiques et sensorielles. Également formée à l’approche systémique, elle apporte un soin tout particulier au travail avec leur famille. Elle exerce également le yoga depuis plus de vingt ans. Diplômée de l’institut international de Yoga, fondé par Yogi Khane, elle pratique le yoga de la verticalité, une approche qui permet une mise en mouvement douce du corps. Elle propose également des cessions de Yoga Nidra. C’est une technique de relaxation éveillée très profonde en position couchée. Elle a des effets bénéfiques sur le sommeil et l’anxiété. Thérapeute dans l’âme, sensible à la relation à l’autre, partager sa passion dans le respect et la bienveillance la remplit de gratitude et de joie.


Suivez ses activités sur www.tineyoga.ch
Présentation de nos outils de travail
L’art-thérapie et les Matriochkas
À l’image du kintsugi, qui met en valeur les fêlures au lieu de les dissimuler, ce travail autour des matriochkas permet aux participantes de reconnaître les transformations engendrées par la maladie et de réintégrer les différentes dimensions de leur identité dans une histoire porteuse de sens.
Un accompagnement pour les personnes ayant traversé le cancer
Aujourd’hui, le cancer touche un nombre croissant de personnes. Cette réalité nous concerne toutes et tous, directement ou indirectement. Nous avons été touchées par la perte d’amies, de connaissances ou de collègues, mais aussi par les parcours de courage, de transformation et de reconstruction que vivent les personnes confrontées à la maladie. Se retrouver directement face à la peur, la mort, la vie est un enjeu de taille.
Après le cancer, il reste souvent des traces visibles et invisibles : des blessures physiques, émotionnelles ou identitaires. Pour la famille, le conjoint, les enfants des hommes ou des femmes touchées, une fois la maladie « vaincue », leur besoin de continuer la vie est grand. Cependant la personne meurtrie reste avec ce traumatisme et garde le sourire pour ne pas effrayer ceux qui l’aiment. Retrouver confiance en soi, réinvestir son corps et redonner du sens à son histoire est alors vital. Prendre soin de cette blessure demande du temps et de la douceur, de la bienveillance envers soi d’abord, puis envers les autres.
L’art-thérapie comme chemin de réparation
L’art-thérapie offre un espace d’expression libre et sécurisant. Elle permet d’explorer ses ressources intérieures en portant un regard nouveau sur ses fragilités. À travers la création, il devient possible d’exprimer ce qui ne trouve pas toujours les mots pour être dit.
L’acte créatif ne recherche ni la performance ni le résultat esthétique. Il s’agit avant tout d’accueillir ce qui émerge spontanément, sans jugement et sans attente. Les couleurs, les formes et les symboles deviennent alors des alliés précieux pour raconter son vécu, ses émotions et ses espoirs. Les matriochkas, avec leurs différentes couches et leurs espaces intérieurs, constituent un support particulièrement riche pour symboliser les multiples facettes de soi : la personne d’avant, celle qui a traversé l’épreuve, celle qui se reconstruit et celle qui continue de grandir. Elles sont parfois l’exemple des personnages qui n’ont pas eu droit à l’existence et qui peuvent enfin venir à la vie, sans risque pour celle qui les porte. Car la question : « Quand je suis malade, est-ce que toutes mes matriochkas le sont ? » est une demande proposée par la thérapeute dès le début du travail invitant à découvrir les forces de chacune ainsi que les personnages intérieurs, la maladie saupoudrant tout ce qui est aujourd’hui.
Au cours de cet accompagnement, aucune compétence artistique n’est nécessaire, seul compte le plaisir de créer, d’explorer et de se reconnecter à soi-même. Même ce qui paraît imparfait peut devenir porteur de sens et révéler une part précieuse de notre histoire. Sans oublier que prendre un temps pour soi est existentiel, surtout dans ce contexte de la maladie.
Objectifs du projet
- Offrir un espace de partage et de soutien mutuel ;
- Favoriser l’émergence d’un nouveau regard sur soi, son corps et son histoire ;
- Soutenir le développement de la résilience et de la qualité de vie.
- Favoriser la reconstruction psychique et émotionnelle après le cancer
- Renforcer l’estime de soi et la confiance en ses ressources ;
- Permettre une expression symbolique des vécus liés à la maladie ;
Pourquoi un groupe exclusivement féminin ?
Initialement, ce projet s’adressait à toute personne ayant traversé un cancer. Cependant, au fil des années d’expérience, nous avons constaté que ce sont principalement des femmes qui choisissaient de participer à ce type d’accompagnement. L’expérience a également montré que la dynamique d’un groupe exclusivement féminin favorise un climat de confiance particulièrement propice au travail thérapeutique. Une solidarité profonde, empreinte d’écoute, de reconnaissance et de soutien mutuel, se développe naturellement entre les participantes. Ce cadre permet d’aborder librement des thèmes souvent sensibles, tels que l’image corporelle, la féminité, la sexualité, la relation au couple, la maternité ou encore les transformations identitaires liées à la maladie. Les participantes peuvent ainsi partager leur vécu dans un espace où elles se sentent pleinement comprises et accueillies. Le choix d’un groupe réservé aux femmes ne procède donc pas d’une volonté d’exclusion, mais de l’expérience acquise sur le terrain et du constat que cette configuration offre les conditions les plus favorables à la profondeur du travail thérapeutique proposé.
Conclusion
Pour notre Association, il est essentiel d’offrir aux femmes ayant traversé le cancer un espace où elles puissent se poser, reprendre souffle et retrouver du sens dans une période de vie souvent marquée par de profonds bouleversements. L’art-thérapie constitue un outil particulièrement précieux dans cet accompagnement. Parce qu’elle n’est ni intrusive ni confrontante, elle permet d’aborder les blessures laissées par la maladie avec délicatesse et respect. Elle ouvre un espace où la créativité, le plaisir, le jeu et la symbolisation peuvent coexister avec la souffrance, sans fragiliser les mécanismes psychiques qui ont permis de faire face à l’épreuve.
Traverser le cancer, se confronter à la peur, à l’incertitude et à la perspective de la mort tout en continuant à avancer, à aimer et à espérer, demande une force considérable. Derrière chaque parcours se trouve une femme qui cherche à retrouver sa place, son élan vital et une nouvelle manière d’habiter son histoire. À travers ce projet, nous souhaitons offrir un accompagnement humain, sensible et porteur d’espoir. En soutenant ces femmes dans leur processus de reconstruction, nous leur permettons de reconnaître leurs ressources, de renouer avec leur créativité et de transformer cette expérience de vie en un chemin de croissance et de résilience.
Comme le kintsugi révèle la beauté des fêlures en les mettant en lumière plutôt qu’en les dissimulant, nous croyons que chaque femme porte en elle la capacité de se reconstruire et de faire émerger, au cœur même de l’épreuve, une nouvelle force de vie.
Nous vous remercions de l’attention portée à ce projet et de l’intérêt que vous pourrez lui accorder. Votre soutien contribuera directement à offrir à ces femmes un espace de réparation, de partage et de renaissance.
Le yoga somatique et le yoga nidra comme approche corporelle dans les stages des Matriochka et Air de Rien
Le yoga somatique offre un accompagnement précieux aux femmes vivant ou ayant vécu une situation de cancer. En complément de leur suivi médical et des traitements qui leur sont prescrits, cette approche douce et respectueuse met l’accent sur l’accueil des sensations corporelles, la respiration ainsi que les mouvements lents et répétés en toute conscience, plutôt que sur la performance physique. Là où le yoga traditionnel nous invite plutôt à la connaissance de soi, le yoga somatique nous invite plutôt à l’expérience du Soi. La posture n’est pas une finalité, mais un support à la rencontre avec notre corps et nos sens. Aucun prérequis n’est exigé pour cette pratique, si ce n’est l’envie d’aller à la rencontre de soi.
Pendant et après les traitements, de nombreuses femmes font face à la fatigue, aux douleurs, aux tensions musculaires, aux troubles du sommeil ou encore à une modification de l’image corporelle. Le yoga somatique peut aider à renouer progressivement avec son corps, souvent mis à rude épreuve par la maladie et les soins. En invitant à observer et à ressentir les sensations sans jugement, il favorise une relation bienveillante avec soi-même.
Les exercices de respiration et les mouvements doux contribuent à diminuer le stress et l’anxiété, fréquents tout au long du parcours de soins. Certaines participantes rapportent une amélioration de leur qualité de sommeil, une meilleure gestion de leurs émotions et un sentiment accru de calme intérieur. La pratique encourage par ailleurs la mobilité articulaire et la souplesse. Ceci est particulièrement bénéfique après certaines interventions chirurgicales ou périodes d’inactivité, dans le respect du corps de chacune et dans la limite des recommandations médicales.
Le yoga somatique offre aussi un espace de reconnexion à ses ressources personnelles. Il permet de retrouver des sensations de sécurité, de stabilité et de confiance dans un corps parfois perçu comme étranger ou fragilisé par la maladie. Cette dimension est essentielle dans un parcours où l’équilibre physique et émotionnel peut être profondément bouleversé.
Durant nos stages, les participantes expérimentent les techniques suivantes :
- Des mouvements très lents et doux : souvent réalisés au sol, avec une attention particulière aux sensations internes plutôt qu’à la forme extérieure du mouvement ;
- L’observation des sensations corporelles : ressentir où il y a de la tension, de la raideur, de la fatigue ou, au contraire, de la facilité et de la légèreté ;
- Des exercices de relâchement musculaire : en contractant puis en relâchant certains muscles de manière consciente pour aider le système nerveux à diminuer les tensions chroniques ;
- Une prise de conscience et une observation de sa respiration : pour favoriser la détente et améliorer la perception du corps ;
- Des explorations de mouvements du quotidien: tourner la tête, lever un bras, marcher, s’asseoir ou se relever avec plus d’aisance ;
- Des moments d’intégration et de repos : souvent allongées, afin de laisser le cerveau assimiler les nouvelles sensations et les nouveaux schémas moteurs.
Une pratique de yoga nidra est également proposée aux femmes qui participent à nos stages. Le yoga nidra est une technique de relaxation profonde qui ne vise pas seulement à détendre le corps et l’esprit ; il cherche à développer un état de conscience particulier dans lequel la détente devient un support de transformation intérieure. Une fois le corps complètement calme et le mental serein, les participantes vont répéter, en début et en fin de séance, une petite phrase qu’elles auront choisie et que l’on nomme un sankalpa. Le sankalpa exprime une vérité que l’on aspire à incarner plutôt qu’un résultat à obtenir. Il agit comme une direction intérieure.
En voici quelques exemples :
- « Je suis profondément en paix » ;
- « J’agis avec courage et confiance » ;
- « Je vis en accord avec ma vérité » ;
- « Mon cœur est ouvert et stable ».
Pour cette pratique, les femmes sont confortablement installées, allongées sur le dos, avec coussin et couverture. Des consignes verbales les guident dans ce voyage intérieur, qui va leur permettre de semer en elles une graine de transformation à l’aide de cette petite résolution qu’elles auront choisie.
Après le stage, les participantes peuvent utiliser, au jour le jour, ces diverses techniques apprises. Elles peuvent ainsi continuer à développer leur capacité d’écoute intérieure et à cultiver un mieux-être au quotidien malgré les défis de la maladie.

